Droits, deepfakes & éthique
Finaliser & diffuser · 6 min
Dans cette leçon, tu vérifies que ta vidéo respecte les droits de chacun (images, musique, personnes filmées) et tu sais où passe la ligne rouge des deepfakes.
Usage des vidéos générées
Usage En général
Perso, test Sans souci
Réseaux perso, association Souvent OK (vérifie l’outil et le filigrane)
Commercial Vérifie la formule, les droits et le filigrane
Les personnes filmées
• Demande l’accord de chaque personne reconnaissable avant de publier (c’est le droit à l’image).
• Pour un enfant, il faut l’accord de ses parents.
• Une personne peut refuser : filme alors ses mains, son dos, ou une autre scène.
Deepfakes : la ligne rouge
Un deepfake, c’est une vidéo (ou une voix, une image) truquée qui fait dire ou faire à une vraie personne quelque chose qu’elle n’a jamais dit ni fait.
• N’anime pas le visage ou la photo d’une vraie personne sans son accord (et jamais celui d’un enfant qui n’est pas le tien).
• Ne crée pas de vidéo trompeuse, et n’usurpe l’identité de personne.
• Signale qu’une vidéo est générée ou modifiée par IA : beaucoup de plateformes demandent d’étiqueter les contenus réalistes créés par IA.
Ce que dit la loi (en bref)
• En France, diffuser sans son accord un contenu fabriqué par IA qui reproduit l’image ou la voix d’une personne est puni par la loi, sauf s’il est évident ou clairement indiqué que c’est un contenu généré (article 226-8 du Code pénal, renforcé en 2024).
• En Europe, depuis le 2 août 2026, le règlement européen sur l’IA (AI Act) impose en principe d’indiquer qu’un contenu est un deepfake ; pour une œuvre manifestement humoristique ou artistique, une mention discrète peut suffire.
Ce résumé ne remplace pas un avis juridique : en cas de doute, renseigne-toi auprès d’un professionnel.
Avant / après
Avant Après
Pour faire sourire, tu animes la photo du maire et tu lui fais dire « Venez tous au jardin ! » Tu filmes le président de l’association qui le dit vraiment, avec son accord, et tu ajoutes « Plans d’illustration créés avec l’IA » sur les plans générés
Les pièges à éviter
• « C’est juste pour rire » : un deepfake d’une vraie personne peut blesser, circuler bien au-delà de ton groupe, et tomber sous le coup de la loi.
• Publier des bénévoles sans leur demander : même dans une petite association, demande à chacun, et garde une trace écrite (un message suffit souvent).
• Ignorer la musique : une chanson protégée peut faire bloquer ta vidéo.
Les mêmes outils servent aussi aux escrocs. Pour apprendre à repérer une fausse vidéo ou une fausse voix, suis le cours 10 — Repérer les arnaques et rester prudent avec l’IA. Et si une vidéo choquante circule, le prompt Vérifier une info vue sur les réseaux sociaux t’aide à prendre du recul.
Essaie maintenant
Prépare un message simple pour demander l’accord des personnes filmées :
Rédige un message court et chaleureux pour demander à [qui, ex. les bénévoles de notre jardin partagé] s’ils acceptent d’apparaître dans une vidéo de présentation de [ton projet]. Précise : où la vidéo sera publiée [ex. Facebook, Instagram, WhatsApp], pour combien de temps, qu’ils peuvent refuser sans se justifier, et qu’ils peuvent demander le retrait plus tard. Ajoute une phrase à part pour les parents d’enfants mineurs. Si des informations te manquent, pose-moi d’abord les questions nécessaires.
À retenir
• Accord de chaque personne filmée (et des parents pour un enfant).
• Pas de deepfake d’une vraie personne : c’est blessant, et puni par la loi s’il n’est pas signalé.
• Transparence sur l’origine IA, et vérifie les droits de la musique et de l’outil.